lundi 24 février 2014

Brève du potager



Rien de neuf à l'horizon, je n'ai toujours pas entrepris mes travaux pour mettre en place mes cultures hors sol.

Mais le fil du potager, aussi tenu soit-il, n'est pas rompu car ce matin j'ai mis en terre deux plants de courge qui ont bien pris en pot. Plantés à partir de graines sélectionnées j'espère que cette fois-ci ils iront au delà de la simple floraison, contrairement à ceux plantés précédemment. 



Maintenant des nouvelles de la résistance.

L'arbre à pain que j'ai mis en terre, l'an dernier, a bien poussé. Il doit faire plus de quatre mètres aujourd'hui, car j'ai pris soin de l'arroser quand il le fallait. Mes précédentes tentatives avaient été des échecs. Mais le goyavier planté en même temps, lui n'a pas survécu, même la vendeuse de la pépinière n'en revenait pas, là j'ai fait fort. ( vous êtes autorisés à vous moquer, gentiment bien sur). Voir mon billet du 15 janvier 2013.


Petit succès avec la sauge. Mon premier essai avait été désastreux ce dernier avait été réalisé en pleine période humide. En effet cette plante, plutôt méditerranéenne, n'aime pas le climat chaud et humide et s'était couverte de moisissures avant de crever. Là ce nouveau pied a l'air de bien se porter dans son pot, car le temps est beaucoup moins pluvieux ces jours-ci. Plus tard je le transplanterai dans un plus grand pot et le mettrai à l'abri sur la véranda au retour de la saison humide.


Et pour finir un clin d'oeil aux connaisseurs de la culture martiniquaise:


La ri Zabime té ni an vié madanm
Vié madanm lan té ni an kay an bwa
Dèyè kay la téni an pié piman......



Et comme toujours je vous dis

a an lot soley !
a un autre soleil !

dimanche 2 février 2014

RUMPORTER.COM



RUMPORTER, un site et un magazine en ligne consacrés au rhum et sa culture.

Vous y découvrirez l'histoire de ceux qui le font, comment ils le font et où ils le font.
Vous y découvrirez les grands crus et surtout comment les apprécier.
Vous y découvrirez le champ, sans jeu de mot, immense autour de la canne à sucre, la matière initiale.

Saviez vous qu'un Clément 1952 produit en Martinique se vend 1500€ la bouteille, comme les grands crus de Whisky ou de Cognac, que les Philippines sont en passe de devenir le premier producteur  mondial de rhum? Mais soyons chauvins, ils sont encore loin de la qualité des rhums agricoles et vieux de la Martinique.

Donc après le vin et le whisky, le rhum a enfin son site et son magazine en ligne créés par deux experts Alexandre Vingtier et Cyrille Hugon . Persil et Oignon pays a la joie de participer à cette promotion de la culture du rhum, étant présent dans l'édition de Février de RUMPORTER.
 Vous pouvez vous connecter via le lien suivant.
http://www.rumporter.com/debut-de-la-campagne-de-la-canne-les-pique-boeufs-se-regalent/

Enfin  une recommandation pour ceux qui découvrent le rhum et sa richesse aromatique, si vous le pouvez un jour, dégustez un Clément 1952 accompagné d'un Connaisseurs de Partagas et vous serez au premier cercle de Dante!

dimanche 26 janvier 2014

Petite récolte


Je n'ai rien planté récemment, mais je récolte. J'ai récolté les quelques plants de curcuma et de gingembre. Plantés dans une terre dure et argileuse, les rhizomes ne sont pas très gros, mais ils feront l'affaire dans ma cuisine. Là ils sont entrain de sécher sur du papier journal. 


curcuma et gingembre

Après les mandarines, c'est au tour de l'ortanique  de mon jardin de nous faire grâce de ses fruits juteux et sucrés. Comme les oranges ou les mandarines, sous nos latitudes tropicales, elles ne deviennent pas d'une belle couleur orangée. Cet arbre est toujours prolifique. A cela j'ai ajouté quelques kumquats que je ne vous présente plus.

ortanique

Pour conclure ce billet, juste pour le plaisir, une petite orchidée


Sur cette belle fleur je vous quitte en vous disant

a an lot soley !
à un autre soleil !

vendredi 10 janvier 2014

Jus de corossol


Quoi de neuf pour démarrer l'année ?
Je vous avais dit que je construirais un grand support pour faire un maximum de plantations en hors sol car les résultas de ces deux années d'expérience de maraichage en pleine terre ont été désastreux. Mais je n'ai pas encore acheté la première planche de mon projet.

Les quelques plantes en pot que je cultive actuellement me confortent dans cette idée.

massissi
Ce plan de massissi m'été offert par une amie, je l'ai transplanté dans un pot et il commence à porter. Les massissis sont des sortes de petits concombres hérisson qu'on consomme généralement en entrée cuits avec un assaisonnement de citron, d'ail et d'huile, mais ils peuvent également être en garniture de viandes en sauce.

Expérience de chou en pot, il commence à "pommer".


Dans cette terre ingrate et lourde ne se trouvent bien que les agrumes, oranges, citrons et mandarines dont je vous ai déjà rebattu les oreilles ou plutôt en l'occurrence les yeux.

 L'arbre à pain, profitant de la longue période pluvieuse du moment a également bien profité. Mais le plus curieux est ce corossolier qui a poussé tout seul le long de la voie d'accès à la maison. Je ne l'ai pas planté, il a poussé à partir d'une graine apportée par un animal amateur de corrossol. Je ne vais pas vous faire un cours de botanique sur le corossol c'est pourquoi je vous mets un lien si l'aspect scientifique vous intéresse.

Fleur de corossol en bouton.

fleur de corossol
Fleur entrain de s'épanouir.

Mon corossolier

Je vous parlerai plutôt de la place du corossol dans notre culture traditionnelle qui tend à disparaitre avec la modernité de notre nouvelle génération numérique qui n'a plus de contact avec l'ancienne réalité agricole qui était celle de mon enfance. Aujourd'hui les jeunes caissières de nos supermarchés font difficilement la différence entre un bouquet de persil et un bouquet de céleri. 

Le corosssol était connu pour ses vertus calmantes, et notamment sous la forme de tisanes faites avec les jeunes feuilles. Ces vertus calmantes étaient si reconnues que durant les vidés du Mercredi des Cendres, dernier jour du carnaval chez nous, où on brule Vaval le roi du carnaval, les carnavaliers "éplorés" ont en main des rameaux de corossol pour les aider à supporter la mort du roi Vaval. Je dois dire que cette pratique est en voie de disparition dans notre carnaval d'aujourd'hui et seuls quelques rares irréductibles tentent de maintenir tant bien que mal la tradition. Et d'ailleurs où trouver des branches de corossol dans notre univers urbanisé.
  Mais le corossol est un fruit qui peut se consommer nature, très gouteux il est malheureusement un peu filandreux, et il est très juteux. C'est sous cette dernière forme qu'il était le plus couramment dégusté. Il donne un jus épais et laiteux qui dilué et citronné donne une excellente boisson servie glacée.
L'aspect laiteux et un peu épais du jus de corossol faisait de lui, l'objet de plaisanteries grivoises des jeunes ados de mon époque. Plaisanteries qui nous faisaient rirent grassement autant que niaisement, quand en bande bien sur,(car il est reconnu que le courage et la grande sottise se cultivent en groupe) nous lancions, de loin et sans en attendre le moindre retour, à l'adresse des filles, des propositions de jus de corossol chaud! 
Sur ce souvenir qui me fait sourire et mesurer l'écart culturel entre cette époque et maintenant, je vous dis comme toujours,

a an lot soley !
à un autre soleil !

mardi 31 décembre 2013

Dernier billet



Je ne pouvais laisser se terminer l'année sans vous souhaiter à tous et à toutes une très Bonne Année Nouvelle.
Concernant le potager pas grand chose à se mettre sous la plume. Simplement le mandarinier, que je vous avais présenté, tient ses promesses, et depuis deux semaines je récolte des mandarines, grosses, juteuses et parfumées. 
Aujourd'hui encore j'ai fait une petite cueillette que j'emmènerai chez mon fils qui nous a invité pour terminer l'année ensemble en famille. Ainsi chacun aura sa mandarine à minuit, et sacrifiera dans les rires, à la petite tradition superstitieuse qui consiste à compter le nombre de pépins de son fruit, présage de son enrichissement en 2014, plus on a de pépins et plus on a de chances de s'enrichir!
Les plus superstitieux les gardent dans leur porte monnaie.

mandarines
La récolte de ce matin

mandarines

mandarines
Arrivées à maturité les mandarines ne deviennent pas d'une couleur orangée uniforme, car l'écart de température entre le jour et la nuit n'est pas suffisant comme sous des climats moins tropicaux.
 La production est importante et je la partage avec les oiseaux, merles, sucriers et pères noirs, qui les creusent de façon méthodique.

mandarines


JE VOUS PRESENTE ENCORE MES MEILLEURS VOEUX POUR 2014

Et comme toujours je vous dis

a an lot soley !
à un autre soleil !

lundi 2 décembre 2013

Protection des semis



J'en avais assez de voir régulièrement mes semis dévastés par les oiseaux, certains aimant les graines, d'autres aimant les jeunes pousses. J'ai donc confectionné une sorte de cage pour les mettre à l'abri. Pour cela il m'a fallu, deux fers à béton de 6mm de diamètre et d'un mètre de long environ, de gros fil de fer à clôture et d'une chute de filet de protection anti-oiseaux. Grace à cette cage que vous pouvez voir ci-dessous mes semis de gombos, piments, coriandre, thym, concombres sont donc à l'abri.

semis
 

semis



a an lot soley !
à un autre soleil !

mercredi 13 novembre 2013

Brève du potager 7



Cela fait longtemps que je ne vous avais donné des nouvelles du potager. A force de digressions peut être avez vous pensé, comme des personnes de mon entourage, que cela ne m'intéressait plus. Hé bien non!

Pour commencer je n'ai pas fait de carrés supplémentaires comme je l'avais envisagé. Je vais m'orienter plutôt vers des bacs sur pieds car les plantations en pleine terre n'ont pas eu les résultats escomptés alors que les plantes en pots donnent de bien meilleures productions. La terre de mon jardin argileuse et dure, est de plus trop riche en nématodes, bestioles et autres virus nuisibles. 

J'ai refait mon petit jardin suspendu. Les oignons pays ont été repiqués dans leur gouttière, le persil dans la jardinière, les plantes aromatiques et les pieds de piments ont bénéficié d'un apport conséquent de terreau. Je n'utilise plus le compost de la déchèterie qui n'est pas approprié au potager, et de plus j'ai constaté à mes dépends qu'il attirait les poux-bois( nom local des termites).



Le jardin suspendu

Mes deux plants de choux sont entourés de plantes aromatiques, mélisse, petite citronnelle, romarin. J'espère qu'elles les protégerons des attaques des ravageurs.

Mes deux pieds de piments en pot se portent bien et j'y fait de petites récoltes qui suffisent à la consommation familiale. Cette année les chenilles et les grives semblent leur avoir donné un peu de répit, peut être parce que je les surveille de près et qu'ils sont très proches de la maison. 
En plus du jardin suspendu j'ai encore quelques plantations en pleine terre comme le curcuma qui s'est bien démultiplié et qui sera récoltable en juillet prochain. Il en est de même du gingembre. Par contre j'ai deux plants d'aubergines qui n'arrêtent pas de fleurir mais qui pour l'instant ne font aucun fruit. Peut-être pleut-il encore trop?
Pour finir , aujourd'hui, j'ai fait des semis de gombo, de céleri, de coriandre et de thym.


gingembre
Les rhizomes du gingembre se développent bien et seront récoltables en mars.

Les tomates sont toujours aussi minables au troisième essai, et là avec des plants locaux achetés en pépinière!

Ces photos, elles, me vexent comme un poux, ne me demandez pas d'où vient l'expression, je n'en sais rien. Il s'agit d'un énorme giraumon qui apparemment pousse de façon sauvage chez le voisin . Les photos  ont été prises à travers le grillage de notre clôture. Chez moi je n'ai jamais dépassé le stade de la floraison aussi belle fut elle, malgré les soins apportés. Mwen dwet' ni an malédision giromon!


Pour vous récompenser  de votre lecture , une fleur d'hibiscus flottant au soleil.

Et comme toujours je vous dis

a an lot soley !
à un autre soleil !